0926 | Agents, outils et futurs : le tour des nouveautés

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Un tour d'horizon des nouveautés du moment : des agents d'IA qui travaillent seuls, des outils pour construire et mesurer, le marketing à l'ère des chatbots, la réalité virtuelle qui se fait légère, et des applications utiles au quotidien.

Chronologie

  • 00:00:04 Introduction
  • 00:00:42 Les agents IA passent à l'action
  • 00:02:57 Construire et tester avec les agents
  • 00:04:55 Se rendre visible à l'ère des IA et du marketing agentique
  • 00:07:15 Le futur immersif : matériel léger et mondes générés
  • 00:08:32 Outils du quotidien : capturer, écrire, designer
  • 00:10:53 IA au quotidien : confiance, vie privée et sécurité
  • 00:13:47 Conclusion

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Transcript

Claire Martin: Bonjour et bienvenue, ici Claire Martin.

Nicolas Moreau: Et Nicolas Moreau. Alors aujourd'hui, Claire, on a fait le tour des lancements de la dernière journée, et il y a un fil rouge assez évident : l'intelligence artificielle qui sort du chat.

Claire Martin: Oui, c'est ça qui m'a frappée. On ne parle plus seulement de discuter avec un modèle, on parle d'agents qui appellent des gens, qui gèrent des tâches, qui testent des applications, qui écrivent dans vos dashboards. Et du coup, toute la journée s'organise autour de ça : les agents qui agissent, comment on les construit et on les teste, comment on devient visible à l'ère des IA, un détour par le matériel immersif, les petits outils du quotidien, et enfin la confiance et la vie privée.

Nicolas Moreau: Et on va prendre le temps sur chaque sujet, pas juste défilement de noms. Allons-y.

Claire Martin: Alors le premier, c'est Kelam. L'idée est simple à énoncer mais assez folle quand on y pense : votre assistant IA reçoit son propre numéro de téléphone.

Nicolas Moreau: Littéralement. L'agent passe des appels, il en reçoit, il y a une transcription en direct, et une fonction de réponse pour les rappels. Et il parle anglais, espagnol et français. Il y a un démarrage gratuit, donc on peut tester sans payer.

Claire Martin: Ce qui change, c'est le canal. Jusqu'ici, un assistant, c'était du texte dans une fenêtre. Là, l'agent agit dans un canal humain, le téléphone. Concrètement, qui est concerné ? Toute personne qui passe des appels répétitifs, prise de rendez-vous, relances, ce genre de choses.

Nicolas Moreau: Mais attention, on doit rester prudents. Le produit affirme tout ça, on n'a pas de preuve de qualité d'appels, pas de retours d'utilisateurs documentés. La vraie question, c'est la fiabilité en production : est-ce que l'agent comprend bien en direct, au téléphone, sans contexte écrit ? C'est beaucoup plus dur qu'un chat.

Claire Martin: Exactement. Et dans le même mouvement, il y a WapiSender, qui prend un autre canal dominant : WhatsApp. Là, on ajoute des agents IA et des flows visuels, donc de l'automatisation qu'on peut construire visuellement. Et détail intéressant : il y a un serveur MCP officiel pour Claude Code, donc un agent de code peut piloter cette automatisation.

Nicolas Moreau: Donc entre Kelam et WapiSender, on a deux versions du même pari : l'IA qui communique à votre place, sur le téléphone d'un côté, sur WhatsApp de l'autre. Et il y a une version six jours d'essai pour WapiSender.

Claire Martin: Sept jours, pour être précis. Et maintenant, le troisième du groupe : Kaiku. Lui, il ne parle pas à des humains, il organise le travail des agents. C'est un tracker de tâches et un wiki natifs pour agents, compatible avec une API de tracker établie, avec un serveur MCP.

Nicolas Moreau: Et il y a deux détails que je trouve très parlants. D'abord, l'enregistrement des coûts par issue : vous savez combien chaque tâche vous a coûté en agent. Ensuite, l'export complet en Zip, donc vos données restent exportables.

Claire Martin: Le compatibilité avec une API existante, c'est malin : ça veut dire que les équipes n'ont pas à tout réapprendre, les agents peuvent s'y intégrer. Mais là encore, même prudence : natif pour agents, ça se vérifie à l'usage. Est-ce que les agents s'y retrouvent vraiment, est-ce que les tâches restent propres quand plusieurs agents bossent en parallèle ? Personne ne l'a démontré publiquement.

Nicolas Moreau: Donc le fil du groupe, c'est bien : les agents passent à l'action, hors du chat. Et cette action-là, elle pose une nouvelle question : si les agents construisent et agissent, comment on les construit et comment on les teste ?

Claire Martin: Justement, transition parfaite. Premier outil de ce bloc : Basedash MCP. Il donne un accès en écriture pour créer et modifier des charts et des dashboards directement depuis Cursor ou Claude. Quatre outils au total : créer et éditer un chart, créer et éditer un dashboard. Et il y a une validation SQL incluse.

Nicolas Moreau: La validation SQL, c'est le détail qui compte. Parce que donner l'écriture à un agent, ça veut dire qu'il peut créer de mauvais dashboards aussi. Le fait que la requête soit validée avant, ça réduit le risque. C'est typiquement le genre de garde-fou qu'il faut quand un agent écrit dans vos outils.

Claire Martin: Et pour les équipes data, ça change le flux : plus besoin de passer par l'interface pour chaque graphique, vous décrivez ce que vous voulez, l'agent le construit. Maintenant, l'autre face : mesurer. Promptic, c'est une plateforme d'optimisation pour la génération d'IA. Elle fait du benchmark de modèles, de prompts et d'agents sur vos propres données.

Nicolas Moreau: Sur vos propres données, c'est le point clé. Parce qu'un benchmark public, il vous dit ce qui marche en général. Vos données, elles, disent ce qui marche chez vous. Et il y a du tracing OpenTelemetry, donc observable avec vos outils standards, et un MCP pour les agents de code.

Claire Martin: Donc on a la boucle : Basedash fait agir, Promptic fait mesurer. Et le troisième, Jango, fait tester. C'est sur macOS, et ça lance des tests multi-utilisateurs d'une application avec des participants IA.

Nicolas Moreau: Et c'est là que c'est différent d'un simple test automatisé : chaque participant IA a son propre navigateur, son propre compte, son propre objectif et sa propre mémoire. Donc vous pouvez simuler plusieurs personnes qui utilisent l'app en même temps, avec des parcours différents.

Claire Martin: Et à la fin, il y a un rapport avec les erreurs et des captures d'écran. Donc pas juste un pass/fail, un diagnostic. Pour qui ? Pour les équipes qui veulent tester des scénarios multi-utilisateurs sans recruter des testeurs.

Nicolas Moreau: La limite, évidemment : ce sont des participants simulés. Un agent IA qui utilise votre app ne réagit pas comme un humain. C'est un complément utile, pas un remplacement des tests réels. Et on peut le relier à Kaiku du bloc précédent : tout cet écosystème suppose qu'on peut faire confiance à ce que les agents produisent, donc il faut le mesurer.

Claire Martin: Et justement, une fois qu'on a construit avec des agents, une question arrive : comment se faire voir dans un monde où de plus en plus de gens demandent aux IA plutôt qu'à un moteur de recherche ?

Nicolas Moreau: Premier réponse : Howseen AI. Ça tracke les mentions de votre marque dans ChatGPT, Gemini, Perplexity et les AI Overviews. Il trouve les lacunes de visibilité, et publie du contenu GEO automatiquement.

Claire Martin: GEO, c'est-à-dire optimisation pour les moteurs génératifs. Le pendant du SEO pour les IA. L'idée : si ChatGPT ne mentionne jamais votre produit, vous n'existez pas pour une partie des utilisateurs. Donc on cherche les lacunes, on les comble.

Nicolas Moreau: La prudence habituelle : publier automatiquement du contenu, ça ne garantit pas d'être cité par les modèles. On ne sait pas vraiment ce qui influence les réponses des modèles à long terme. C'est un chantier jeune.

Claire Martin: Deuxième réponse : Quiver GTM. C'est un système de marketing développeur agentique. Une source de vérité, du versioning, des machines à états, une API de contenu et un MCP. Hébergé à partir de 49 dollars par mois, ou en self-host sous licence MIT.

Nicolas Moreau: Le fait de proposer du self-host MIT, c'est rare dans ce domaine et ça dit quelque chose : ils visent des équipes techniques qui veulent garder le contrôle. Et le versioning, c'est le même réflexe que pour le code : votre stratégie marketing devient quelque chose de versionné et testable.

Claire Martin: Et la troisième, plus frontale : Bleetz Network. Des agents IA font matcher des startups avec plus de deux mille agents VC simulés. Si un agent dit oui, ça ouvre les coordonnées de contact. Gratuit, en bêta.

Nicolas Moreau: Alors là, il faut vraiment lire entre les lignes. Deux mille agents VC simulés, ce sont des simulations, pas de vrais investisseurs. Un oui d'un agent simulé ne vaut pas un oui d'un fond réel. Ce que ça peut apporter, c'est un test de résistance de votre pitch avant de contacter de vrais VCs.

Claire Martin: Et pour compléter ce bloc, deux petits supports. Designeer, un annuaire curaté pour builders : inspiration design, composants, outils IA, agents de code, serveurs MCP, créateurs, tout au même endroit. Pratique quand l'écosystème explose comme maintenant.

Nicolas Moreau: Et 10xJoy, en bêta test : un matchmaker IA gratuit, Joy, qui crée un brief éditable à partir de vos objectifs commerciaux, et met en relation avec des builders vérifiés par e-mail. Donc ça aussi, c'est du matching agentique, mais pour trouver des collaborateurs.

Claire Martin: Le fil du bloc, c'est que le SEO évolue vers le GEO, et que le marketing lui-même devient agentique. Reste à voir ce que ça donne quand les outils mûrissent.

Nicolas Moreau: Bon, changement d'ambiance : le matériel. Meta a annoncé des lunettes VR.

Claire Martin: Alors les chiffres : environ cent grammes. C'est très léger pour une VR. Écran 5K en micro-OLED, et le calcul est déporté sur un puck, un petit boîtier qu'on met dans la poche. Lancement prévu au printemps 2027, à 1 299,99 dollars.

Nicolas Moreau: Le puck, c'est le choix structurant. Ça allège le casque, mais ça veut dire un deuxième objet à transporter, et une connexion entre les deux. Et cent grammes, c'est le genre de poids qui change la durée de session possible.

Claire Martin: Et en face, côté logiciel et contenu : PixVerse R2. C'est un modèle de monde en temps réel. Il génère des mondes audiovisuels continus, à partir de texte, d'image, d'audio et d'actions comme entrées, et il a une mémoire de session.

Nicolas Moreau: La mémoire de session, c'est ce qui rend le monde cohérent : si vous tournez la tête et revenez, ce que vous avez vu reste. Sans ça, un monde généré en continu serait une soupe d'images.

Claire Martin: Et là, la piste c'est la convergence : un casque léger d'un côté, des mondes générés en continu de l'autre. Si les deux mûrissent ensemble, on pourrait avoir des environnements immersifs pas pré-calculés. Mais l'inconnu, c'est l'autonomie, et les usages réels. Cent grammes, un puck, 5K, ça consomme. Et est-ce que les gens veulent des mondes générés ? Ça, personne ne le sait encore. 2027, c'est loin, les specs annoncées aujourd'hui sont des promesses.

Nicolas Moreau: Bon. Redescendons sur terre avec les outils du quotidien. Le créneau, c'est petit, rapide, respectueux de la vie privée.

Claire Martin: Kapshot d'abord : un enregistreur d'écran pour macOS. Dix-neuf dollars, une seule fois, pas d'abonnement. Il fait un auto-zoom sur les clics, il lisse le curseur, il exporte en MP4, et tout se passe en local, en 60 images par seconde.

Nicolas Moreau: Pour qui ? Pour tous ceux qui font des démos, des tutos, des captures de produit. Le zoom automatique sur les clics, c'est exactement ce qu'on passe dix minutes à faire à la main dans un logiciel de montage. Et le prix unique à dix-neuf dollars, c'est un positionnement clair contre les abonnements.

Claire Martin: Ensuite, ShroomPen. Une extension navigateur, privacy-first. Elle fait reply, réécriture, grammaire, traduction, directement dans le champ de texte. Et tout tourne sur l'appareil, complètement, pas de cloud.

Nicolas Moreau: On-device pour un modèle de langage, c'est le vrai défi technique. Ça veut dire que le modèle tient dans votre navigateur. Le bénéfice : vos textes ne quittent jamais votre machine. La limite probable : un modèle local sera moins puissant qu'un modèle cloud. Mais pour de la correction et de la reformulation, ça peut suffire.

Claire Martin: Et le troisième principal : Once UI 2.0. C'est un design system open source pour des applications React cohérentes. La version 2.0 apporte des règles compactes et des guides de tâches pensés pour les agents de code.

Nicolas Moreau: C'est un signe des temps : un design system qui documente non pas pour l'humain d'abord, mais pour l'agent qui code. Des règles compactes, parce que le contexte d'un agent est limité. C'est le même réflexe que le MCP de Quiver tout à l'heure : tout l'écosystème s'adapte aux agents.

Claire Martin: Et pour compléter, trois supports rapides mais utiles. Squints, gratuit, sur Chrome : inspection de design sur des pages web en live. Règle, guides, grille, pipette de couleurs, et scrubbing d'animations. Sans compte. Ça, tous les designers et devs vont comprendre l'intérêt tout de suite.

Nicolas Moreau: SocialGPT, un éditeur vidéo IA : on demande les changements en chat, ça touche la timeline, les sous-titres, le B-roll, la musique. Et important : la retouche manuelle et l'undo restent possibles. Donc l'IA propose, l'humain garde la main.

Claire Martin: Et FRCTL, plus spécialisé : une moteur de rendu pour visuals en live. Plus de cent quatre-vingt-dix effets, réactifs à l'audio, et un marché de presets qui s'appelle Collective. À partir de douze dollars par mois pour un usage commercial. C'est le monde des VJs et des visuels de scène.

Nicolas Moreau: Le point commun de tout ce groupe : des outils ciblés, un prix clair ou gratuit, et pour plusieurs d'entre eux, le respect de la vie privée comme argument. C'est presque un contre-courant face aux grosses plateformes.

Claire Martin: Et justement, ça nous amène au dernier bloc : la confiance, la vie privée, la sécurité face à l'IA. Parce que tous ces agents qui agissent, il faut bien des garde-fous.

Nicolas Moreau: Premier : Kairn. Une app iPhone en bêta TestFlight. Elle transforme vos meetings en contacts, tâches et rendez-vous. Mais le point crucial : rien n'est sauvegardé sans validation manuelle.

Claire Martin: C'est un choix de conception très net. Au lieu de faire confiance à l'IA et corriger après, on fait vérifier par l'humain avant d'écrire. Pour un assistant qui touche votre carnet d'adresses et votre agenda, c'est probablement le bon défaut.

Nicolas Moreau: Deuxième, et c'est le plus surprenant : Fit Receipt, par NUDE, à Taïwan. Un essayage virtuel de lingerie. Et pour la confiance, ils utilisent un modèle de jugement, JEV, qui délivre des confidence receipts, des reçus de confiance. Et les photos restent dans le navigateur.

Claire Martin: Les photos dans le navigateur, c'est la promesse de confidentialité basique mais essentielle pour ce type de produit. Les confidence receipts, c'est plus original : le système ne se contente pas d'afficher un résultat, il exprime le degré de confiance de son jugement. C'est une réponse honnête au fait qu'un modèle se trompe.

Nicolas Moreau: Mais honnêtement, on a peu de détails sur ce que contient exactement un confidence receipt. C'est un concept à suivre.

Claire Martin: Troisième : WebDecoy for Vercel. Ça lit les log drains, vérifie les IPs des crawlers contre les plages officielles, et signale les user-agents falsifiés. Et c'est important : c'est uniquement du monitoring.

Nicolas Moreau: Le contexte, c'est qu'avec la montée des agents et des crawlers IA, des robots se présentent sous une identité fausse. Pour un site, savoir qui vient vraiment, c'est à la fois une question de sécurité et de contenu : vous n'affichez pas la même chose à un moteur de recherche et à un scraper anonyme.

Claire Martin: Et là, la limitation est assumée : monitoring seulement. Ça détecte, ça n'agit pas. À vous de décider quoi bloquer.

Nicolas Moreau: Et pour finir, trois supports qui complètent le tableau de la confiance. Pair2FA : le partage sécurisé de codes 2FA TOTP dans une équipe, avec des rôles viewer et admin, des codes en direct copiables. Gratuit pour deux utilisateurs et trois comptes. Parce que les secrets d'équipe, c'est aussi de la confiance.

Claire Martin: Donna, six dollars par utilisateur et par mois : un seul lien de réservation qui enchaîne plusieurs meetings avec des règles, des buffers, des déblocages, par exemple remplir les créneaux libérés par des annulations. C'est de la logistique, mais c'est aussi une confiance dans l'outil qui gère votre agenda.

Nicolas Moreau: Et deux dernière pépites. Kliva, gratuit : plus de trente et un mille courses de trail et d'ultra, du pacing par segment, du fueling avec de vrais produits, un calcul de marge sur les cut-offs, et un champ pour Garmin Connect IQ. Pour les traileurs, c'est très concret.

Claire Martin: Et DEV·TV, que j'adore conceptuellement : une télé rétro avec dix chaînes en direct, qui montrent GitHub, Hacker News, DEV, Hugging Face. Le tout dans une seule fichier HTML, licence MIT, pas de backend. Et sans résumé par IA.

Nicolas Moreau: Ce détail, le sans AI summary, c'est presque un manifeste. Après une journée où tout devient agentique, automatisé, optimisé pour les modèles, il y a de la place pour un outil qui vous montre le flux brut, sans intermédiaire.

Claire Martin: C'est une belle note de fin, Nicolas. Au fond, tous ces lancements racontent la même chose : l'IA passe à l'action, et toute la question qui se pose maintenant, c'est la confiance. Qui valide, qui mesure, qui surveille, et ce qui reste humain.

Nicolas Moreau: Voilà. Merci d'avoir écouté, on se retrouve très bientôt.

Claire Martin: À très vite.